À propos du Rosier hybride de l’Aveyron : Rosa x aveyronensis H. Coste

Dans une précédente note, publiée dans Patrimoni n° 85 de mars-avril 2020, intitulée « Le Rosier de l’Aveyron ou l’histoire d’un arbuste qui a bien failli disparaître » nous avons relaté la découverte et la description de cet hybride interspécifique naturel par l’abbé H. Coste à la fin du 19 e siècle, retrouvé récemment (aoû.t 2019) « in situ » près de Millau en bordure de route. Il a été revu en fleurs en mai 2020 (Photo 1).
Une question restait en suspens : Comment se fait-il que cet hybride interspécifique soit différent du Rosier de Chagny (Saône-et-Loire, Bourgogne) nommé Rosa x caviniacencis) qui a les mêmes espèces parentales : Rosa pimpinellifolia L. (= R. spinosissima L.) et Rosa agrestis Savi ? et avec lequel il avait été d’abord confondu et qui est parfois donné en synonymie avec Rosa x aveyronensis.
La réponse à cette question − que H. Coste… et nous-mêmes n’avions pas posée – a vu le jour suite à une prospection récente (mai 2020) sur la bordure de l’Avant-Causse liasique, au-dessus et un peu à l’ouest de Millau, vers 500-550 m d’altitude, presque à l’orée de zones de plus en plus urbanisées.
De vastes espaces de pelouses sèches à Brome dressé, piquetées de Prunelliers…, et de Buis

Le numérique pour moderniser les sentiers botaniques : Smart’Flore

Smart’Flore est une application qui permet aux botanistes amateurs ou confirmés de pratiquer la reconnaissance de la flore et de valoriser les découvertes en créant des sentiers numériques. Ils sont consultables sur l’application smartphone du même nom.
C’est aussi un projet faisant partie d’un programme porté par les CPIE d’Occitanie : Biodiv d’Occ.
Biodiv d’Occ : Un programme, des projets pour mieux connaître, préserver et valoriser la biodiversité des communes, tout en impliquant les citoyens
Un programme régional de sciences participatives
Le programme Biodiv d’Occ a pour objectif de sensibiliser les citoyens à la préservation de l’environnement, la connaissance et la sauvegarde de la flore, grâce à des programmes de sciences participatives tels que l’Observatoire des Saisons ou Sauvages de ma rue, et des outils numériques comme Smart’Flore
Créé à l’initiative de l’Union Régionale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement d’Occitanie et du réseau national Tela Botanica, ce programme permet de structurer et d’accompagner les dynamiques citoyennes avec l’appui des scientifiques associés aux différents programmes (CNRS, CIRAD, INRA, Inria, MNHN). L’ensemble des données collectées seront librement accessibles et exportables pour enrichir l’Observatoire de la Biodiversité d’Occitanie.

Una fenèstra dubèrta sus l’Istòria

Pel torista, pel passejaire, pel visitaire mai que mai, per l’amator de bèlas-arts o de pichon patrimòni quitament, es a l’encòp mesconeguda e familièra, discrèta e omnipresenta, anodina e remarcabla…
Ela, es l’eraldica, la sciéncia del blason que regís las armariás, aqueste còde identitari grafic nascut en plen Atge-Mejan e que garda uèi, après gaireben mila ans d’existéncia, tota sa fòrça estetica e simbolica.
Apareguda suls escuts dels cavalièrs e las bandièras dels princes al cors del sègle 12, l’eraldica s’espandiguèt a l’ensemble de la societat medievala del sègle 13 al sègle 15 fins a devenir un simbòl màger de la societat d’Ancian Regime, que la Revolucion cerquèt a far desaparéisser.
Aquò explica benlèu en partida lo rapòrt ambigú qu’entretenèm encara uèi en França amb aqueste art sovent mespresat mas tanben fantasmat.
Saique, d’unes i veirián d’alhors un parallèl ambe çò que coneguèt la lenga nòstra dins los dos sègles passats…

n°91

pages Titre 3 • À propos du Rosier hybride de l’Aveyron : Rosa x aveyronensis H. Coste par Christian Bernard 5 • L’habitat rural en Aveyron durant l’antiquité : Ier siècle avant J-C au Ve siècle après J-C par Charlène Routaboul 12 • Le monde des tiques par Lucas Baliteau 16 • Les granges des …

n°90

4 • Les cisterciens en Rouergue par Catherine Cazelles
12 • Les petits Causses aveyronnais (Causse Comtal, Causse de Sévérac) 2e partie par René Mignon
19 • Respecter la géodiversité dans les monuments et tous les témoins du patrimoine humain par Claude Rousset
25 • Le Croissant : une zone de transition linguistique au nord de l’aire occitane (2e partie)
31 • Vibre per Gèli Combas…

Les Petits Causses aveyronnais (Causse Comtal, Causse de Sévérac)

2e partie : leur drainage par l’Aveyron, Le Lot, le Dourdou
Texte, photos et schémas (sauf mention contraire) : René Mignon, AST Bozouls
L’Aveyron
Actuellement, la rivière prend sa source près de Sévérac-le-Château, à la limite des Causses du Massegros et de Sévérac, au-dessus des marnes toarciennes imperméables qui forment le plancher de la nappe aquifère des calcaires et dolomies du Bajocien.
Cette source est une résurgence de pertes qui se situent à Novis, à 5 km au Sud, dans une dépression fermée. Ces pertes marquent le prolongement de la faille des Palanges (F3 de la figure 1) et alimentent un réseau karstique qui débouche en partie aux sources de l’Aveyron.