2021, Ensenhadors / Sommaires

Les Petits Causses aveyronnais (Causse Comtal, Causse de Sévérac)

2e partie : leur drainage par l’Aveyron, Le Lot, le Dourdou

Texte, photos et schémas (sauf mention contraire) : René Mignon, AST Bozouls

Les petits Causses (Schéma structural simplifié)
Les drainages actuels et anciens

L’Aveyron
Actuellement, la rivière prend sa source près de Sévérac-le-Château, à la limite des Causses du Massegros et de Sévérac, au-dessus des marnes toarciennes imperméables qui forment le plancher de la nappe aquifère des calcaires et dolomies du Bajocien.
Cette source est une résurgence de pertes qui se situent à Novis, à 5 km au Sud, dans une dépression fermée. Ces pertes marquent le prolongement de la faille des Palanges (F3 de la figure 1) et alimentent un réseau karstique qui débouche en partie aux sources de l’Aveyron.
La faille met ici en contact les argiles du Trias et le Permien gréso-congmomératique de la base du Causse Rouge, au Sud, avec les calcaires dolomitiques du Bajocien du Causse du Massegros au Nord (Patrimòni n°47).
Immédiatement à l’Ouest de Sévérac, la rivière récupère les apports de surface ou souterrains (par le réseau de la cavité de la Roque) du bassin des Fonts alimenté en partie par les aquifères du Causse de Sauveterre…
La rivière s’écoule ensuite jusqu’à Lugans dans un couloir déprimé qui est lié à une inversion de relief (Fig. 2, page suivante), il représente en effet un compartiment mis initialement en relief par rapport au Causse de Sévérac lors de la phase pyrénéenne de l’orogénèse alpine : c’est la conséquence de la compression (serrage) qui a provoqué, vers 50 Ma, le rejeu en faille inverse des anciens accidents responsables de l’effondrement du graben du Détroit de Rodez.
Cette compression provoqua, au niveau de la Faille des Vignes, le chevauchement du panneau Sud sur celui immédiatement au Nord : en raison de cette mise en relief, ce panneau Sud a été affecté en priorité par l’érosion qui après avoir démantelé les niveaux massifs des calcaire et dolomie du Dogger, a déblayé facilement les marnes toarciennes (Lias) sous-jacentes (Fig. 2, page suivante).

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